MOUHAHAHA LE TEXTE D'UNE MEEEEEEMBRE ( et je suis folle )

Témoignage : « je suis nulle et j’en suis fière » ou « le manifeste de l' insignifiance connue »
Je suppose que je vais me plier à la traditionnelle introduction, et que, aidée de l’auto-ironie indispensable à la survie de toute nullité artistique telle que moi se doit de posséder, je vais transformer en une pseudo-critique pour vous pousser à vous apitoyer sur moi et venir me mettre un commentaire glucose, dégoulinant de guimauve et de sentiments truqués « mais non, t’es géniale, je t’aime »
Si déjà vous avez compris ce que je viens d’écrire, ou, si comme toute personne normalement constituée d’un cerveau humain en état de fonctionnement dont le QI dépasse celui d’une mouche avez conclu que je vérifie pas les conditions sus-citées… ben vous n’avez rien à faire ici.
Ce message ne s’adresse qu’à mes pareils. Comme moi, ô déverseurs de proses amalgamées, ô compositeurs de phrases longues comme les Champs-Élysées (padam padam pa ! © Joe Dassin), ô artiste génial du massacre de la langue de Molière (© Molière), ô prodigue de la langue de bois !
Sans déc’… j’ai vingt-six (26) ans, et je traîne sur les sites de fanfiction sous le pseudo très révélateur de ma psychologie, NyaPowa. Pour ceux qui ne connaissent pas être l’univers de la fanfiction, un rattrape de notions sociales accéléré. Je me targue d’être écrivaine de petites histoires fondées sur d’autres histoires, elles connues de par le monde : Harry Potter, Buffy, Naruto…voire même sur des groupes musicaux, des personnes réelles, tel Tokio Hotel.
Alors techniquement et en plus simple : je pompe les idées des auteurs/scénaristes et je ré-écris leur fiction à ma façon. Une fiction de fiction, un ersatz d’originalité, un micro de talent et surtout un ergo démesuré.
Voilà, ça c’est moi.
Pour être tout à fait honnête, je ne suis ni (complètement) folle ni un cas social. Nous sommes des milliers à se connecter sur des sites, à lire nos fantasmagoriques écrits, et à nous conforter devant le manque de reconnaissance flagrant de notre génie.
La vérité serait-elle ailleurs ? Je dois convenir que mes activités consistent à ME faire plaisir avant tout (en sale petite égoïste que je suis), à écrire un petit bout de paradis, et à le partager avec des connaissances virtuelles. Comme le disent si bien les nouvelles générations « je me tape un gros délire. »
Si vous êtes consciente, Mlle Nya, mais que faites-vous encore ici ? Après tout, vous avez ving-six ans, et ne semblez pas un cas irrémédiablement perdu pour la vie en communauté.
Détrompez-vous, Mesdames et Messieurs les Moralisateurs et Jury es Compétence Artistique. Dans la vraie vie, j’ai fait des études poussées (un bac +5 pour être toute à fait précise) et j’ai bossé. Parfaitement, j’ai cotisé ! J’ai durement gagné le droit de me faire appeler « individu » et revendique mon droit à l’originalité.
Au nombre de mes ami(e)s virtuel(le)s, je compte une assistance commerciale, une diététicienne, une étudiante en lettre moderne, une autre en architecture, une infographiste… La liste est longue, mais je vous certifie que, me croiseriez-vous dans la rue, que vous me donneriez le Bon Dieu sans Confession.
Si je suis là à vous étaler mes préoccupations existentielles comme un camembert qui suinte de gras, c’est pour faire passer un message de haute importance :
Ami, Amie créatrice sans talent
Sois fièr(e) de ce que, de ce qui tu es
Viens rejoindre la lumière
Et recevoir ta récompense.
(Oui, vous avez compris que je ne suis pas une poétesse (pouet pouet), mais une écrivaine.)
Mesdames et Messieurs les Moralisateurs et Jury es Compétence Artistique, rendez-vous compte : nous sommes nulles, nous le savons et nous en sommes fièr(e)s.
Sans cette prise de consciente cruelle mais nécessaire, Mesdames et Messieurs les Moralisateurs et Jury es Compétence Artistique, sachez que vous crouleriez sous les immondices dites inspirées que nos petits cerveaux arrivent à créer.
Vos librairies, vos bibliothèques se verraient contraintes de soutenir le siège mené tambour battant par les hordes enragées de la verve pouétique. N’avez-vous jamais mis les pieds dans une maison d’édition ? N’avez-vous jamais été confronté à la réalisation brusque que des dizaines de milliers de français (restons chauvin, s’il vous plaît) pensent avoir un talent quelconque et s’imaginent qu’il est de leur devoir de faire partager ce don ô combien précieux avec le reste de l’univers ?
Moi oui. Un jour à parcourir des manuscrits sans queue ni tête, écrit en lettres françaises mais certainement pas en langue française – dois-je citer un exemple ? Oui ? Vous l’aurez voulu : « lé larment coulai sur ces jous d’opalinne cristaline. », à comprendre « les larmes coulaient sur ses joues blanches »… Satisfait ?
...
Donc j’en étais à cette mémorable journée, à marquer d’une pierre blanche dans mon calendrier personnel. Oui, cette journée, j’ai compris qu’il y avait des choses qu’il valait mieux garder pour soi. Si j’étais faux-cul, j’ajouterais ici que cela serait donné des perles aux cochons (oui, Mesdames et Messieurs les Moralisateurs et Jury es Compétence Artistique, les cochons, c’est vous), et que rien ne vaut une bonne copine virtuelle pour « me taper un gros délire. »
Mes écrits, je le confesse, n’ont rien d’exceptionnels (comme le confirme mon réquisitoire jusqu’ici.) Mais, à moi, ils me plaisent. Et ils plaisent à d’autres. Dix, vingt, peut-être même trente personnes ! Je me soumets à la loi de la jungle et je resterai une artiste anonyme. Peut-être ceci sera la perte immense d’un talent pour la société moderne. Mais je pense qu’elle va assez mal comme ça pour lui imposer de comprendre et d’apprécier ce que je fais.
Oui, je le clame et le proclame, je suis nulle et j’en suis fière ! J’écris des pages et des pages de romans fondées sur une histoire à laquelle je ne suis pour rien (En plus d’être chauvine et égoïste, je suis paresseuse… Je laisse faire les autres abattre tout le boulot, avoir et construire une idée originale et puis je me permets de dire « voilà ce que j’en aurais fait, moi NyaPowa »)
Mais j’ai la décence de les garder pour moi, et pour ceux qui comme moi, sont nuls et en sont fiers.
Nous n’attendons aucune reconnaissance de vous, Mesdames et Messieurs les Moralisateurs et Jury es Compétence Artistique. Nous faisons ce que nous faisons pour le plaisir de le faire. Et si cela vous embête… on se fiche.
Par contre, si vous me proposer un juteux contrat pour continuer mes élucubrations… je suis pour (peut-être devrais-je ajouter vénale à ma liste.)
Croyez-moi, il faut mieux être nuls et en être fier, que nuls et de se croire doué. En tout cas, il vaut mieux pour vous…
Vous avez été prévenus, Mesdames et Messieurs les Moralisateurs et Jury es Compétence Artistique.
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1. Lysis Le 27/04/2008 à 15:21
J'ai rien compris. A peine après avoir commencé la 3em phrase j'ai déjà oublié le début de la 1ere.
Mais au moins je suis fière de mon manque de talent et de ma nullité sans fin.
2. Anna O ou ceska ou qui tu veux...--' Le 19/05/2008 à 21:24
Ma très chère Clara...J'adore tes textes...Non, non je ne suis pas en train de te faire un texte saccharosé, dégoulinant de gimauve façon bisounours calin...Je te dis juste le fonds de ma pensé (non non je ne suis pas faux-cul promis!XD) Ainsi je te supporte dans l'idée que si un contrat bien juteux se propose à toi, pourquoi ne pas en profiter?^^ (Tu as dis vénale? Invente moi un nouveau mot, celui ci est trop faible pour moi!XD)
Sinon : Quand est ce que tu te transforme en bisounours?^^
(s'enfuie en courant pour évité de mourir des suites de balles dans le corp à cause de cette phrase qui est presque un blasphème pour toi...)
Dernière mise à jour de cette page le 26/04/2008